Quand d’autres meurent en silence, mais en famille.

Sans remettre en cause l’importance de la mobilisation massive suite aux évènements tragiques qui ont ébranlé la France il y a quelques semaines, j’avoue encore et toujours m’interroger sur la portée que l’on donne, individuellement et collectivement, aux évènements.

Quand un pays se soulève pour certains, et ferme les yeux pour d’autres.

Un petit test : combien pensez-vous qu’en France meurent d’enfants suite à de la maltraitance parentale ?  Personnellement, j’aurai tablé sur 30 ou 40 par ans, guère plus. Et voilà, je regarde LCP et je découvre ce terrible chiffre : près de 700 enfants par an, en France… et donc 700 paires de parents (et souvent de fratrie) qui va avec.

Au-delà de ce terrible chiffre (car cela fait donc deux enfants par jour en moyenne, je n’en reviens toujours pas), ce qui frappe encore plus violemment et amèrement est le silence qui entoure ces morts, le peu de mobilisation collective.

Car oui, on touche un tabou.

Car oui, on se heurte à l’individualisme profond de notre société.

On se heurte au culte de l’apparence qui trompe,  à la non-porosité de ces portes qui se ferment devant un voisin qui n’aura rien vu, à une école, des éducateurs qui auront vu mais auront été impuissants.

Mais le constat est là et il y a urgence : 700 enfants par an, à qui l’on doit la fin du silence et de l’immobilisme.

Libérez la parole, sortons de l’omerta et … regardez le reportage d’Amal Mogaïzel « Parents criminels : l’omerta française » pour réfléchir et surtout réagir.

 

 

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