Comment sommes-nous imperceptiblement en train de passer du concept de développement durable à celui d’égo-écologie

Difficile de se cacher derrière son petit doigt, on le sait, agir pour la planète devient une urgence.

 

Une urgence vous avez dit ?

 

Et pourtant combien sommes nous à être dans une forme de déni collectif face à cette réalité ?

 

Il y a ceux quasi imperméables à la cause écologiste par je-m’en-foutisme fortement tintée d’égoïsme (le simple human version « après moi le déluge »).

 

Il y a ceux qui ne nient pas l’enjeu mais qui sont devenus relativement insensibles à la cause, tels des fumeurs blasés par les photos et messages chocs sur les paquets de cigarettes ( le simple human version « on sait que c’est pas bien mais on le fait quand même »).

 

Il y a ceux enfin qui tentent péniblement de minimiser leur impact écologique mais qui sont d’une part rapidement découragés face à l’ampleur de la tache, et qui peinent à croire d’autre part, que le changement au niveau individuel puisse réellement avoir un impact au niveau global (le simple human « volontaire mais désabusé »).

 

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Soyons clair, une grande majorité d’entre nous agit, consciemment ou inconsciemment, en version égoïste d’ « après moi le déluge ». Et les pouvoirs publics l’ont bien compris !

 

 

L’air du temps n’est plus à convaincre à faire de l’écologie par humanisme ou altruisme, avec une pointe de culpabilisation collective.

 

En temps de crise, faire survivre l’écologie implique de faire rimer « égoïsme » avec « écologie ». Il faut convaincre le radin éco-sceptique qu’en faisant des économies d’énergie, il fera surtout des économies tout court.

 

Il ne faut plus espérer faire de l’écologie pour les autres / la planète / les générations d’être humains à venir / les animaux dont on a que faire …

 

Il faut faire de l’écologie juste pour soi, de l’égo-écologie !

 

Triste constat certes, mais c’est probablement la seule écologie qui va faire avancer les choses.

 

 

« Si vous ne le faites pas pour la planète, faites le pour vous » tel est le slogan de la dernière campagne de réduction des déchets menée par l’ADEME et le ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie (http://www.reduisonsnosdechets.fr/).

 

Les concepteurs de cette campagne n’hésitent d’ailleurs pas à ironiser sur ce nouvel angle de sensibilisation.

 

Ainsi dans le spot « Gâchis zéro dans le chariot », le simple human explique que c’est surtout pour moins gaspiller d’argent qu’il ne surconsomme pas et non pour réduire ses déchets ménagers.

 

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Dans le spot « Les bons dons font les bons amis » c’est pour draguer le voisin de palier qu’une jeune femme lui donne sa lampe et non par conscience écologiste.

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Vous l’aurez compris, le développement durable est mort, vive l’égo-écologie !

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2 Réponses à “Comment sommes-nous imperceptiblement en train de passer du concept de développement durable à celui d’égo-écologie”

  1. laure 29 novembre 2013 à 15 h 15 min #

    voici un modèle à suivre, elle a sortie un bouquin :
    http://alternatives.blog.lemonde.fr/2012/11/25/zero-waste-home-les-johnson-un-couple-deux-enfants-et-zero-dechet-depuis-trois-ans/

    • simplehumans 29 novembre 2013 à 15 h 21 min #

      justement ce sera le thème d’un prochain article !

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